Les actualités - Octobre 2024

En octobre 2024, les perspectives économiques mondiales sont marquées par un rebond dans certaines régions. Le FMI maintient une croissance mondiale autour de 3,2 % pour cette année et 2025, portée par des investissements accumulés en technologies avancées. Cependant, l'inflation reste un défi global, malgré une tendance à la baisse dans les économies développées. Nous constatons au global des tensions géopolitiques et des risques de valorisation des marchés financiers.

L'économie américaine reste relativement stable, soutenue par un taux d'inflation en baisse et des ajustements prudents des taux d'intérêt. La Réserve fédérale adopte une politique monétaire plus neutre, permettant un regain d'investissement modéré, notamment dans les secteurs de l'intelligence artificielle et de la technologie. Cependant, le gouvernement devra surveiller la dette publique à mesure que les dépenses augmentent pour soutenir la croissance.

Sur le mois, les marchés financiers américains ont plutôt réagi favorablement, avec des hausses sur les principaux indices. Cependant, des préoccupations demeurent quant à la possibilité d'accumuler des devises des marchés émergents, qui sont influencées par les décisions monétaires de la Fed, et l'évolution incertaine des prix des matières premières, en particulier du pétrole.

La Chine poursuit ses efforts de stabilisation économique en octobre 2024, en renforçant son plan de relance annoncé en septembre. Le gouvernement a injecté des fonds supplémentaires dans le marché immobilier et a abaissé les taux de financement pour les entreprises. Malgré cela, la croissance reste en dessous des attentes, avec un taux annuel estimé à 4,6 % pour le troisième trimestre.

Les difficultés structurelles, telles que la baisse de la demande intérieure et la crise du secteur immobilier, continuent de peser lourdement. Pour encourager l'investissement, Pékin a également assoupli les restrictions pour les investisseurs étrangers, cherchant ainsi à attirer de nouveaux capitaux. Les résultats restent cependant mitigés, car de nombreux investisseurs craignent une faible reprise à long terme.

LE ZOOM SUR : Le marché immobilier actuel

Le jeudi 17 octobre dernier, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé une nouvelle baisse de 0,25 points. En un an, il s’agit de la troisième décrue, affichant désormais un taux de dépôt à 3,25 %. Les bénéfices de cette annonce devraient se faire ressentir dans le courant du mois à venir. 

Pour l'économie, cela se traduit par un regain d'activité dans les secteurs liés à l'immobilier, tels que la construction et les services immobiliers, contribuant ainsi à une relance économique globale.

Le rapport de la cour des comptes avait pointé plusieurs axes à améliorer en adaptant les actions publique au changement climatique tel que : 

  • Améliorer la coordination des acteurs : La Cour insiste sur une meilleure coopération entre les collectivités locales et l’État. Cette coordination vise à harmoniser les réponses aux défis climatiques et optimiser les ressources allouées à des projets à fort impact (gestion des forêts, infrastructures résilientes, etc.).

  • Intégrer la résilience climatique dans l’urbanisme : L’adaptation des infrastructures urbaines, notamment dans les secteurs de l’habitat et du transport, est essentielle pour faire face aux vagues de chaleur et aux risques d’inondation. La Cour recommande de renforcer les réglementations pour inclure des normes de construction adaptées aux nouvelles contraintes climatiques.

  • Investir dans la recherche et l’innovation : Pour garantir une adaptation efficace, la Cour suggère de soutenir la recherche, en particulier dans les technologies d’énergie durable et les pratiques agricoles adaptées aux changements climatiques. Le développement de nouvelles méthodes pourrait ainsi limiter les coûts de l’adaptation.

  • Sensibilisation et éducation : La Cour propose également une campagne de sensibilisation auprès des citoyens pour renforcer leur compréhension des défis climatiques et leur engagement dans des comportements écoresponsables, facilitant ainsi l’acceptation des mesures prises.

  • Renforcer les mécanismes de suivi : Afin de garantir l’efficacité des actions, il est recommandé de mettre en place un suivi précis des résultats des politiques publiques d’adaptation. Ce suivi devrait être effectué par des évaluations périodiques et des rapports détaillés

  • En réponse à cela plusieurs amendement ont été proposés à la suite de ce rapport  :      

  • Fiscalité sur les revenus et le patrimoine : Un amendement a proposé d’augmenter le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 % à 33 % pour renforcer les recettes fiscales sur les revenus du patrimoine. Ce relèvement répond à une recommandation de la Cour visant à optimiser les recettes fiscales pour limiter le déficit public en période d'inflation et de dépenses accrues liées à la transition énergétique.

  • Droits de succession : Pour répondre aux inégalités et alléger le fardeau fiscal sur les successions, un doublement des abattements est envisagé pour les donations entre frères, sœurs, neveux et nièces, avec un plafond d’imposition accru pour les successions dépassant 3,6 millions d’euros. Cette mesure vise à moderniser et adapter le cadre fiscal des transmissions de patrimoine.

  • Plus-values immobilières : Un amendement introduit l’application du PFU sur les plus-values immobilières, mais à compter de 2026 pour les terrains à bâtir et 2027 pour les biens bâtis. Cette initiative s’aligne avec les propositions de la Cour des comptes visant à simplifier et stabiliser le cadre fiscal, tout en tenant compte de l’inflation.

  • Contribution sur les super-dividendes et rachats d’actions : Pour inciter les grandes entreprises à participer davantage à l'effort fiscal, un amendement prévoit une hausse de 5 points du PFU, portant ainsi l'imposition à 35 % pour les entreprises ayant versé des super-dividendes dépassant de 20 % leur moyenne historique. Cette mesure répond à la nécessité de réduire les disparités dans la contribution fiscale des entreprises.

  • "Exit tax” : Pour lutter contre l’évasion fiscale des particuliers fortunés quittent la France, un amendement propose de rétablir le régime de l'exit tax, avec une période d'obligation de conservation des actifs portée de 2 à 15 ans pour éviter l’imposition différée.

Certaines propositions restent en discussion, notamment celle visant à augmenter le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % à 33 %, bien que cette idée ait été temporairement écartée. Il est toutefois essentiel de rappeler que ces amendements ne sont pas définitifs. La version finale sera confirmée avec la promulgation de la loi de finances 2024, prévue le 30 décembre.


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