Les actualités - Novembre 2024
Le mois de novembre 2024 a été marqué par des évolutions contrastées sur les marchés financiers, reflétant les incertitudes économiques et géopolitiques mondiales. Alors que les grandes économies continuent de faire face aux défis liés à la maîtrise de l'inflation et au ralentissement de la croissance, les investisseurs ont adopté une approche prudente.
L’économie américaine : Comme mentionné dans notre article "Les attentes après l'élection de Donald Trump" du 8 novembre 2024, il est impossible de parler des États-Unis sans officialiser l'élection de Donald Trump en tant que 47ᵉ président. Trump a été élu le 5 novembre 2024 et assumera ses fonctions à la Maison-Blanche le 20 janvier 2025.
Cette élection a suivi les marchés financiers, en raison d'une campagne électorale marquée par des annonces protectionnistes telles que :
la réintroduction ou augmentation des tarifs douaniers sur les importations, notamment en provenance de la Chine, du Canada et du Mexique, dans le but de réduire les déficits commerciaux,
la renégociation d'accords commerciaux pour favoriser les entreprises américaines et le retour aux énergies fossiles telles que le charbon et le pétrole, avec une réduction des réglementations environnementales et une priorité donnée
Ces annonces ont entraîné une certaine perturbation des marchés financiers. En particulier, la perspective de nouveaux tarifs douaniers a provoqué une appréciation du dollar américain par rapport au dollar canadien et au peso mexicain, reflétant les inquiétudes des investisseurs. Parallèlement, le marché des crypto-monnaies, notamment le bitcoin, a connu une flambée notable.
La Chine : En novembre 2024, la Chine connaît une reprise économique modérée, mais demeure confrontée à des défis structurels persistants, notamment dans le secteur immobilier et sur le plan des relations internationales. Les relations commerciales avec les États-Unis et l'Union européenne restent tendues, marquées par des restrictions technologiques et des politiques protectionnistes américaines. Certains secteurs, comme les technologies et les énergies renouvelables, ont affiché de solides performances, aidées par des subventions gouvernementales. En revanche, le secteur immobilier continue de souffrir d'une crise de liquidité qui freine sa reprise. Les investisseurs restent attentifs à l’impact des mesures de relance mises en place, dont l’efficacité sera cruciale dans les mois à venir.
En France : Le gouvernement s'attelle à préparer le budget 2025 avec pour objectif de ramener le déficit public à 5 % du PIB. Pour y parvenir, il envisage des mesures d'économies à hauteur de 60 milliards d'euros, mêlant augmentations d'impôts et réductions de dépenses. Cependant, l'absence de majorité parlementaire claire complique les négociations, et le recours à l'article 49.3 est déjà envisagé pour contourner les blocages législatifs.
Dans cette optique de rigueur budgétaire, le gouvernement dirigé par Michel Barnier a également annoncé l'annulation de 5,6 milliards d'euros de crédits budgétaires pour l'année 2024. Cette décision vise à contenir un déficit budgétaire réévalué à 6,1 % du PIB pour 2024, bien au-delà des 4,4 % initialement prévus. Les secteurs touchés par ces coupes budgétaires restent à préciser.
Face à ces annonces, les tensions avec les collectivités locales se multiplient. Par exemple, le président du conseil départemental de l'Ardèche a protesté symboliquement en mettant en vente la préfecture de Privas, dénonçant les réductions affectant les budgets des collectivités territoriales. Cette action illustre les désaccords croissants sur la répartition des efforts budgétaires entre l'État et les territoires.
La loi de finances 2025 : un nouveau point de départ
Comme chaque année, les discussions autour de la loi de finances battent leur plein, exacerbées par la problématique persistante du déficit public. Chaque jour voit l'apparition de nouveaux amendements tel que la taxe sur les superdividendes, ciblant les distributions exceptionnelles de dividendes dépassant un certain seuil.
Cependant, le 12 novembre 2024 , l'Assemblée nationale a rejeté la première partie du projet de loi de finances rectificative pour 2024. Ce texte incluait des ajustements tels que l'annulation de crédits et l'ouverture de nouveaux crédits pour faire face à des dépenses imprévues. Ce rejet met en lumière les tensions politiques actuelles et pourrait contraindre le gouvernement à utiliser l'article 49.3 pour imposer le texte sans vote parlementaire.
Ces événements ont soulevé les défis croissants d'un contexte politique tendu et d'une nécessité de redressement budgétaire dans un climat économique complexe.
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